La définition exacte de la reconnaissance

Lorsque D.ieu ordonna à Moïse de changer l’eau du Nil en sang lors de la sortie d’Egypte, le texte de la torah (Exode 7,19) rapporte que c’est son frère, Aaron, qui étendit son bâton et frappa les eaux du Nil qui se transformèrent alors en sang. Aaron, et pourquoi pas Moïse ? La raison est simple, expliquent les commentateurs (Rachi, sur le verset cité) : Moïse ne peut pas imaginer un seul instant avoir une attitude qui ressemblerait à un manque de reconnaissance vis-à-vis du fleuve qui, bébé, lui avait sauvé la vie.

Nous apprenons là encore une idée fondamentale : le principe même de la reconnaissance, c’est l’impossibilité que nous devons avoir de mal agir vis-à-vis de ce qui nous a apporté la plus minime satisfaction qui soit.
Exprimer sa reconnaissance, c’est s’empêcher d’effectuer un acte qui pourrait être perçu comme une forme de mépris par rapport à quiconque ou quoi que ce soit qui fut un support, même minime, de mon bien-être.

L’intention réelle de celui qui nous a aidés n’est pas un critère qui doit conditionner d’une quelconque manière notre reconnaissance. Car ce qui importe, c’est de prendre la mesure de ce que nous avons reçu. Le fait qu’une personne agisse par intérêt personnel n’enlève en rien la réalité de ce que nous avons pu recevoir de lui, et ne supprime aucunement le fait que nous devons ressentir de la reconnaissance à son égard.

D’après les enseignements du Rav Elie Lemmel tirés de l’ouvrage «Les quatre coupes de lait… »

 

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