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Rabbanite Yémima Mizra’hi : Regard sur les derniers événements

Rabbanite Yémima Mizra’hi : Regard sur les derniers évènements
Cette semaine, nous avons découverts trois reines. 
La première se nommait Ori. La seconde, Ra'hel-'Haya. Et la troisième Rou'hama-Reizel. 

Sommes-nous suffisamment empreintes de pudeur pour voir et percevoir la beauté sous l'enveloppe qui entoure chacun de nos frères juifs ?
Même si parfois cette enveloppe, que l'on croit être, n'en est en fait pas une. 

Nous observons cette femme : elle a pourtant l'air tellement différente ; cette enveloppe qui l'entoure nous parait tellement loin de la ''protéger'' ; 
Sommes-nous suffisamment empreintes de pudeur, humbles afin de parvenir à cette lumière -à cette Ora- qui brille ? Parvenons-nous à cela comme y est parvenu Ori h''yd ?

Cette semaine, nous avons découverts trois reines. 

La première se nommait Ori. La seconde, Ra'hel-'Haya. Et la troisième Rou'hama-Reizel. 

Rou'hama-Reizel était une jeune fille originaire de la localité de Kiriat Séfer. Une jeune fille issue de l'éducation spécialisée. 

Ori s'occupait de jeunes dans le cadre de l'éducation spécialisée. 

Et Ra'hel-Haya, jeune maman de 23 ans, était enseignante dans une école spécialisée. 

Ces trois femmes nous enseignent une seule et même chose. Elles étaient tellement pudiques, tellement réservées, leur intérieur pourtant tellement riche et profond, qu'elles parvenaient à identifier la beauté malgré les apparences de ''cruches cassées et laides'' des gens. 

Une femme m'a demandé : ''Yémima, comment expliques-tu que cet accident ait eu lieu exactement à la même date (''Hé BéAdar''- 5 Adar) que l'accident du bus 402 de Bné Brak voilà trois ans, bus empli de Tsadikim ?'' 

Je lui ai alors dit : ''Ecoute ma chérie, Hé BéAdar, (5 Adar) forme le mot hébreu ''Aderaba'' (אדרבה) (qui signifie en français ''au contraire'').

''AderabaTen Bélibénou Chéniré Kol E'had Maalat 'Havérénou Vélo 'Hésronam''

''Au contraire (Hachem) Que notre cœur parvienne à déceler la grandeur de notre prochain et non ses défauts''.

Ainsi s'exprime Rabbi Elimélekh MiLizensk -dont la Hiloula tombe également en Adar- dans sa célèbre prière. C'est cela Hé BéAdar ! Ce sont les lettres de Aderaba

Mais Rabbi Elimelekh, pourquoi ajoutes-tu les mots ''Vélo 'Hésronam'' -''et non ses défauts'' ? Si l'on ne doit regarder que la grandeur, on comprend intuitivement que l'on ne doit pas faire attention au reste ! Mais justement Rabbi Elimélekh nous précise : malgré un défaut, malgré une différence sautant aux yeux, on doit justement diriger notre regard et notre cœur uniquement vers la grandeur de l'autre ! Alors (Hachem) accorde en notre cœur, par le mérite de ces Tsadikot qui ont été reprises en ce Hé BéAdar, permets-nous s'Il te plait de voir la grandeur de notre prochain, de celui qui est tellement différent de nous, de celui qui est tellement autre que nous. (…)

La Rabbanite Malka Piotterkovski, rabbanite au Yichouv Téko'a raconte que sa fille dirigeait un groupe de jeunes avec des besoins spécifiques, comme Ori. Des jeunes vraiment pas faciles à cerner. Lors d'une réunion d'équipe au domicile de la Rabbanite, ils décidèrent que l'un des jeunes ne répondait plus aux critères et ne pouvait plus faire partie du groupe, que cela devenait trop difficile. Je me souviendrais toujours la façon dont Ori s'est levée et affirma d'une voix vibrante : ''Non ! Cela n'arrivera pas ! Cela n'arrivera pas ! Ce jeune est un bon garçon ! C'est un bon garçon !'' Savez-vous pourquoi ? Car c'était cela Ora, c'était cela la lumière qui scintillait ! 

C'est à elle que fera appel le prophète Eliahou lorsqu'il se tiendra sur le toit du Beth Hamikdach ! Ori ! Ori !

Beaucoup m'ont relaté les heures passées dans la forêt à la recherche de Ori, hurlant à travers les arbres immenses et les feuillages obscurs : ''Ori ! Ori !''

C'est cela que nous dit Rabbi Na'hman de Breslev ''que nous soyons tels des animaux hurlant dans la forêt des nuits entières, à la recherche de notre lumière perdue'', à la recherche de la lumière en chaque Juif qui nous entoure…

Si nous arrivons à voir le Eliahou Hanavi qui se trouve dans une personne, si nous arrivons à voir le Machia'h qui se trouve dans l'autre, noussommes donc des femmes humbles, réservées et pudiques. La vraie pudeur s'exprime par celle qui sait que sous le masque, sous l'enveloppe, se cache une beauté exceptionnelle.

​C'est ce qui définissait ces trois reines extraordinaires que nous avons découvert cette semaine…

(Tiré du cours hebdomadaire de la Rabbanite Yémima Mizra'hi à Névé Tsedek – Tel Aviv ; ACHIRA)
 

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